PRG CAEN – CALVADOS

Expression du Parti Radical de Gauche pour la fédération départementale du Calvados – Cette reprise au 26 août 2019


De « touche pas à mon pote » à « touche pas à mon voile » ? #PasAuNomDeMaGauche !

Tribune Libre  par Guillaume Lacroix,
Président du PRG-le Centre Gauche

Il était universaliste ce concert de 1985, où SOS racisme brandit la main fraternelle du « touche pas à mon pote ». Il marqua toute une génération.

Depuis des décennies, des foyers Sonacotra aux quartiers périphériques conçus pour les accueillir, les travailleurs migrants et leurs familles venus du Maghreb étaient installés, entre eux, par la France. Des décennies que ces nouveaux arrivants étaient considérés comme citoyens de seconde zone. Des décennies d’un racisme normalisé. Des décennies marquées par la décolonisation, les rapatriements, les ratonnades et l’OAS.

Ce soir de 1985, la deuxième génération disait stop. La Gauche avec elle. Elles avaient en tête cette intégration si difficile. La colère des violences, des brimades et discriminations reçues. La peur d’un possible drame Malik Oussekine qui arrivera an plus tard. La honte autant que l’horreur jetées au visage de la République.

La gauche c’est l’antiracisme. Ce ne doit pas être un aveuglement.

Insidieusement, l’antiracisme a parfois occulté certaines réalités. L’insécurité des quartiers et banlieues, l’envol de l’économie parallèle des trafics ou le développement du culte des caves ont trop souvent été expliqués comme des réponses à la ghettoïsation, à la discrimination à l’emploi et au racisme d’une France blanche, chrétienne emprunte de colonialisme.

Certains diront qu’est née là une culture de l’excuse. Clairement s’est installé un manque de discernement. Face à la caricature grossière de la xénophobie, la réponse humaniste ne fait pas dans le détail.

C’est là qu’une partie de la génération « touche pas à mon pote » s’est de mon point de vue égarée. Là qu’il aurait fallu exiger plus de République et le mettre en œuvre. Une égalité réelle

et l’ordre public en même temps. Pas un paternalisme, pas un colonialisme inversé quifigerait ces Français d’origine étrangère comme un corps social homogène, faible, obligatoirement musulman. Des indigènes, qu’il faudrait protéger. En République ils sont des citoyens à part entière.

L’antiracisme ne doit pas aveugler la gauche aujourd’hui sur la question du communautarisme religieux.

L’islam est une religion pas une origine. Il n’a pas d’Etat qui a eu son siècle des lumières, qui a eu Combes ou Briand et leur loi de 1905 en conséquence. L’Islam ne distingue pas le spirituel du temporel. Ce n’est pas le seul. Ce n’est qu’un constat.

Dans ce contexte, l’imam dont la culture républicaine reste indéterminée se pose comme l’interlocuteur. Il incarne et représente la communauté parfois en accord avec des élus locaux abandonnés par la République. Il guide un communautarisme inéluctablement religieux. Signe des temps, dire cela aujourd’hui tranquillement, est devenu plus crispant que la dénonciation par Gambetta du « cléricalisme ennemi » hier.

Parallèlement, chacun l’observe, le voile et la djellaba s’affichent partout. Sont-ils modes, réactions, revendications culturelles, politiques ou religieuses? Intuitivement, on pourrait dire qu’ils ne sont pas différents de la Kippa ou des croix et médailles portées au cou.

Pourtant ils sont différents aujourd’hui. Ils le sont car ils disent aussi autre chose, portés par une jeunesse qui abandonne ses jeans chéris. Ils sont autre chose dans une mondialisation en proie au fanatisme religieux, dans le conflit israélo-palestinien, dans une France où le racisme prospère tranquillement sur nos écrans, où l’islamisme, et pas l’islam, tue.

Le voile lui, consciemment ou non, fait de la femme la prolongation religieuse de l’homme. Nos grands-mères portaient des fichus ? Si tant est que se fut comparable, elles n’en portent plus. Assumons-le.

Alors qu’en Iran, en Algérie, et ailleurs les femmes appellent à se libérer du hijab, en France certains veulent en faire un symbole de liberté.

Quelle liberté lorsque c’est seulement celle de se voiler qui est invoquée? Quelle liberté lorsque celles et ceux qui prônent le dévoilement des femmes sont insultés, injuriés voire menacés de mort?

La société est clairement en droit de s’interroger. La laïcité doit rester en hauteur.

Pour les sorties scolaires, dans la République laïque, imposons à toutes les accompagnatrices et accompagnateurs scolaires d’être véritablement formés à la laïcité et de signer un acte d’engagement en ce sens. Nous verrons s’ils en sont libres et d’accord. Excluons de ces

missions celles et ceux qui le refuseraient ou y contreviendraient. C’est de la possibilité de s’émanciper d’une emprise religieuse que tombera le voile pas l’inverse.

L’enjeu c’est la suprématie de la citoyenneté sur les croyances. La neutralité du service public. La garantie réelle de pouvoir s’extraire sans crainte d’un dogme. Le contester c’est faire l’apologie des sectes.

Il ne peut être question de racisme anti-islam, pas plus que de persécution des musulmans dans un pays qui protège réellement la liberté de conscience. Invoquer ici le racisme, c’est détourner le regard. Le racisme doit être traqué et condamné tout aussi durement que le communautarisme religieux pour l’extrémisme identitaire qu’ils ont en commun.

Disons-le clairement : les débats de 1905 n’étaient pas l’expression d’un racisme anti- catholique mais la volonté d’un peuple de se projeter vers l’avenir et le progrès humain, libre de toute influence.

En France, les républicains laïques n’ont pas de haine car ils n’ont pas de revanche à prendre. Ils espéraient même ce débat clos et accepté de tous. Il ne l’a jamais été. Il nous revient violemment et autrement dans la férocité et le brassage culturel du 21ème siècle.

Vivre dans notre République est exigeant pour tous. Cela ne l’est pas moins pour les musulmans. Pas plus non plus. C’est l’assurance pour eux comme pour tous les croyants de vivre librement leur foi. Pour les non-croyants d’en être préservé.

Si la gauche a toujours dénoncé la ghettoïsation et les discriminations ce n’est pas pour en promouvoir d’autres, dites positives, aujourd’hui.

C’est la gauche qui fit 1905. C’est la gauche qui fit « touche pas à mon pote ». Deux fiertés. Elle ne peut confondre les deux au nom de son identité républicaine. Une identité républicaine pour corriger ses propres dérives. Une identité républicaine pour affirmer la laïcité et l’égalité comme deux piliers fondamentaux. Une identité républicaine pour ne rien oublier ni pardonner, non plus, des fautes de la France à l’égard de ceux qui sont pleinement nos concitoyens aujourd’hui.

Non, au nom de ma gauche républicaine, « touche pas à mon pote » ne peut pas devenir « touche pas à mon voile ».


En matière d’environnement, le doute ne doit pas être permis.

Rouen, depuis 5 jours maintenant, est la capitale du doute. Par respect pour la population cela ne doit plus durer.
Le doute est omniprésent et oppressant. Il porte à la fois sur la nature des produits qui ont fait l’objet de l’incendie de l’usine Lubrizol mais surtout sur leur dangerosité.
Le doute porte aussi sur l’autorisation d’extension des espaces de stockage de l’entreprise accordée par le Préfet en juin 2019 après l’allègement des procédures votées par le Parlement dans le cadre de la loi ESSOC en août 2018. Il s’agit là d’une triste illustration que l’assouplissement administratif n’est pas synonyme de raison et de prévention.
Doute enfin, concernant les productions agricoles et leur devenir.
La demande des habitants de Rouen et sa métropole est légitime. L’État leur doit la vérité.
Le doute est vecteur de craintes et d’angoisses pour les populations.
Pour conclure, la fédération de Normandie du Parti radical de Gauche – Le centre gauche s’associe à la demande d’une commission parlementaire qui doit éclairer et prévenir un tel événement.
 
Franck GUÉGUÉNIAT
Conseiller régional de Normandie
Vice président du Parti Radical de Gauche – Le centre gauche


Calvados. Front uni contre la privatisation d’Aéroports de Paris

https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/calvados-front-uni-contre-la-privatisation-d-aeroports-de-paris-6533113?fbclid=IwAR0nGcMCVZAlE4wi9__gbiZBRuLT_gt1rcSoFyY0USvXNe6C-eYqNJ_0v2g

Merci à Alain MOUROT et Annie ANNE pour leur présence représentant le Parti Radical de Gauche au sein de ce grand rassemblement.

Soyons nombreux jeudi 26 septembre à 19 heures au centre des congrès de Caen pour débattre avec des responsables de trois organisations syndicales représentatives au sein d’aéroports de Paris.

 


LREM, La « com » ou l’humain !

Je n’hésite pas à placer cet accès à l’expression LAREM car je fais confiance à la capacité d’analyse de nos concitoyennes et concitoyens:

https://actu.fr/normandie/caen_14118/arrete-anti-pesticides-maire-depron-tacle-par-republique-marche-calvados_27291634.html?fbclid=IwAR3nkTNNtik5oWyQk8fMpjFDLGR9JblGOupRL15_e2E7OeQzGYojpV4q6JQ

Maintenant, je me permets de placer aussi les observations de Gilles DETERVILLE et de Jerôme  HOMMAIS:

Merci à Gilles Deterville pour son expression :
« Je soutiens totalement la position du maire d’Epron et de ses collègues en France, qui courageusement, prennent
 des arrêtés anti pesticide. Il faut absolument agir avant qu’il ne soit trop tard face aux lobbies qui nous empoisonnent . »
Gilles Deterville.

Merci aussi à Jérôme Hommais pour son expression :
« Soutien total au Maire d’Epron Franck Guegueniat. Que la République en Marche s’occupe de faire sortir les lobbies des Ministères et entame un travail programmatique au lieu de se poser en juge des bonnes pratiques et d’essayer d’exister pour lutter contre une carence d’image. C’est ça le nouveau monde ? Le manque de respect pour les élus locaux est toujours aussi prégnant dans cette formation politique surtout quand ceux-ci ne font pas allégeance au pouvoir en place. A méditer dans 6 mois quand les électeurs voteront pour élire les nouvelles équipes municpales. Après les députés aux ordres est ce le tour des maires ? »
Jérôme Hommais


P.R.G et politique de santé publique.

Le billet d’Annie ANNE :

Santé publique

Notre système de santé : l’affaire de tous !

Chacune et chacun d’entre nous est attaché à sa santé et à notre système de santé instauré historiquement en France. Un système qui se veut égalitaire, solidaire, basé sur des principes de répartition et d’équité. Chaque citoyen peut et doit normalement y avoir accès facilement quelque soient ses revenus, sa position et ses difficultés. Notre système de soins est réputé le meilleur au monde et le reste à charge reste le plus faible des pays de l’OCDE.

Malgré cette reconnaissance de performance et de qualité, il est décrié en dépit des efforts inlassablement réalisés pour le « secourir » :

  • les inégalités d’accès sur le territoire (urbain et rural) sont durement identifiées : certaines régions sont bien mieux dotées,
  • la pénurie de professionnels de santé sur certains territoires est catastrophique,
  • les professionnels insuffisamment reconnus, sont en souffrance quand ils ne sont pas au bord du burn-out ou maltraités. Certains y laissent leur vie
  • les manques de moyens sont criants notamment au niveau des urgences
  • le système de prévention pourtant indispensable peine à s’installer
  • les difficultés globales d’organisation dans les services hospitaliers
  • les mécanismes de solidarité sont fragilisés du fait de la démographie et du contexte économique et social.

Quelle pays peut à la fois bénéficier d’un système de santé d’aussi grande qualité et laisser ses professionnels et ses usagers dans le désarroi ? Quelle pays peut aussi tolérer que les plus éloignés des centres de soins, les plus démunis, puissent être aussi les moins bien soignés ? Quelle société peut laisser certains de ses ainés dans l’isolement, la souffrance ?

Les différents gouvernements se sont attelés à la tâche avec plus ou moins de réussites. Le gouvernement actuel peine à trouver des solutions. La tâche est complexe, nous le savons ! Mais l’Etat est le seul garant de sa préservation et de ses conditions d’accès.

Alors que peut-on faire ? D’abord, rappeler haut et fort que la santé et sa prévention représentent un bien commun, et que leur dimension publique en fait une obligation presque régalienne de l’Etat. Revoir les priorités et les objectifs, aujourd’hui les urgences et l’organisation hospitalière est essentielle. Enfin, rappeler que la santé est, et a toujours été intrinsèquement liée à la question de l’environnement et qu’à ce titre, l’engagement de l’état sur la question de la qualité de vie, de l’environnement, de l’alimentation, des rythmes de vie notamment chez l’enfant,…est déterminant, un pré-requis pour une meilleure approche de la prévention et subséquemment un levier en matière de dépenses. Ensuite, notre société et ses exigences en matière de santé ont explosé. Alors quid des choix des soins et du financement ? Le mécanisme de solidarité sera-t-il toujours en capacité d’absorber les dépenses nouvelles et de les financer ? Même si le privé et précisément les mutuelles sont aujourd’hui fortement engagés, il faudra trouver de nouvelles sources d’intervention.

Le PRG s’est toujours positionné pour la préservation d’un système de santé de qualité, solidaire, maitrisé, pour la mise en œuvre d’une culture de la prévention (nous sommes en sous-prévention en France), pour la responsabilisation des patients et pour l’appel à la citoyenneté, pour une gestion efficace et optimisée des moyens engagés, pour l’amélioration des conditions d’accès des personnes en matière de dépendance et de handicap, pour une meilleure prise en compte des inégalités d’accès sur le territoire. Enfin, le PRG soutient aujourd’hui l’action des soignants dans leur quête d’une reconnaissance et de moyens adaptés à leurs missions.

Annie ANNE

 


Parti Radical Gauche a retweeté

guillaume Lacroix@GLacroix01

L’annonce 188 millions € par an pour les 640 centres des , en puisant dans des crédits de existants, sans création de postes ou de place est tout simplement intolérable. Le premier devoir de la est de soigner dignement les citoyens où qu’ils vivent.